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Impact du ralentissement chinois sur les exportations françaises

Publié le : vendredi 10 février 2017 |
Impact du ralentissement chinois sur les exportations françaises
France-Chine | © luzitanija | Fotolia
Une étude statistique sur le commerce extérieur de marchandises montre un fléchissement des exportations françaises vers la Chine en 2016.

 

Si la Chine est l’un des moteurs des échanges mondiaux de marchandises, le ralentissement de son économie, engagé en 2011, pèse sur les exportations de ses partenaires commerciaux. L’impact pour les pays de l’Union européenne est néanmoins différencié. En 2015, la France est moins affectée que les autres pays membres, du fait de la bonne tenue des livraisons aéronautiques et du niveau record des ventes de céréales. En revanche, les exportations françaises vers la Chine fléchissent nettement en 2016, notamment celles d’avions et de produits agricoles.


Graphique 5 - Impact du ralentissement chinois sur les exportations françaises
 

La Chine, acteur majeur du commerce international

La Chine est un acteur majeur du commerce international. Elle contribue à plus du quart de la croissance des flux mondiaux de marchandises entre 2005 et 2016. Elle capte une part croissante des échanges mondiaux. Elle est le premier exportateur mondial, avec 13 % des ventes en 2016, alors qu’elle occupait la troisième place en 2005, derrière l’Allemagne et les États-Unis.

Son marché intérieur s’ouvre aussi progressivement au reste du monde : elle est le deuxième importateur mondial (avec 10 % des achats) après les États-Unis. Cette ouverture est néanmoins relative car le dynamisme des importations chinoises est essentiellement porté par les achats de minerais et de produits énergétiques, qui progressent deux fois plus rapidement que les achats de biens manufacturés. De la sorte, la Chine représente 34 % des importations mondiales de minerais en 2015 et 9 % de celles des produits énergétiques (contre respectivement 21 % et 4 % en 2005).

Pour autant, plus de la moitié des achats de la Chine est constituée de produits manufacturés qui soutiennent la croissance des exportations des pays avancés, notamment des membres de l’Union européenne (UE). Ainsi, le poids de la Chine dans les exportations des pays de l’UE double sur dix ans pour atteindre 3,4 % en 2016.
 

La croissance chinoise s’essouffle entre 2011 et 2016

Entre 2005 et 2011, où l’activité chinoise est dynamique, les exportations des pays de l’UE vers la Chine affichent un taux de croissance annuel moyen à deux chiffres : exprimées en euros, elles augmentent de +18 % l’an en moyenne pour l’ensemble de l’UE.

A partir de 2011, la croissance chinoise est moins dynamique, avec une évolution moyenne du PIB en volume de +7,4 % l’an sur la période 2011-2014, contre +10,9 % entre 2005 et 2011. En même temps, sa demande intérieure ralentit et les exportations des États membres de l’UE vers la Chine progressent plus lentement (+6,4 % l’an, soit trois fois moins qu’au cours de la période précédente).

Au cours des deux dernières années, le ralentissement de l’économie chinoise se poursuit, avec des taux de croissance du PIB en volume de +6,9 % en 2015 et de +6,6 % en 2016 (prévisions FMI), soit les plus faibles évolutions depuis 25 ans. Dans ce contexte, les importations de la Chine reculent, ainsi que sa part dans les importations mondiales, entraînant une importante décélération de ses achats en provenance des pays européens. En effet, ces derniers n’augmentent que de +3,5 % l’an depuis ces deux dernières années.
 

 

Auteur : Département des statistiques et des études économiques

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